Les droits de l’homme et du citoyen, les droits de la femme et de l’enfance, le droit à l’alimentation et à la santé, sont les grands thèmes de l’Organisation des Nations Unies. Mais aujourd’hui, le thème le plus tendance est sans conteste l’environnement.

Si nous observons avec un peu de recul le monde qui nous entoure, la fuite vers les extrêmes est une règle du jeu qui se retrouve dans tous les secteurs de la société sur les cinq continents : extrêmes dans le sport, extrêmes dans la religion, la politique, les classes sociales, la corruption, la pollution, les émotions… Les Nations Unies et leur arsenal d’institutions et d’ONGs ont-elles le pouvoir d’enrayer un tel courant, qui semble s’inscrire dans l’ordre des choses ? Il est acquis aujourd’hui que plus personne ne se fait d’illusion sur l’impact d’une action humaine qui prétendrait améliorer la situation planétaire à long terme. Cela ne signifie pas qu’il ne faille rien entreprendre.

L’ONU est une plateforme d’échanges où se croisent une multitude d’individus issus de secteurs aussi variés que les problèmes qu’ils ont pour mission de résoudre. Dans cette immense agora, chacun rencontre ses pairs, des personnes qui partagent des idées communes, parfois antagonistes, certaines occupant des positions de premier plan. Il est probable et logique que des membres de toutes les familles qui composent l’humanité s’y retrouvent, quelle que soit leurs motivations personnelles.

De tout temps, l’âme humaine a cherché la vérité, une certitude, la porte du salut, à travers les religions et les croyances. C’est ce qu’elle fait aujourd’hui encore à travers ce qu’elle connaît le mieux, la matière : la science, l’environnement, la santé sont les croyances modernes par où viendra un certain salut. Dans cette mêlée de tous les possibles, il y a des représentants de toutes les familles qui composent l’humanité.

Alors, quid de l’environnement ? Nous y voilà ! Et bien oui, il vaut mieux manger bio, même si nous ne savons plus très bien ce que vaut le bio aujourd’hui. Pollution de l’air, de la terre, denrées déplacées d’une région, d’un pays, d’un continent à l’autre… Mais manger bio n’est pas qu’une histoire de santé !
Changeons notre regard, écartons nous de cette l’image d’Epinal que nous ont transmise les mass médias. Un choix alimentaire, quel qu’il soit, c’est aussi et surtout la mise en pratique de valeurs personnelles dans la relation que l’on a avec l’environnement, son corps humain, au même titre que boycotter certaines grandes marques qui participent directement à l’appauvrissement des populations, des sols, de la santé en général. Il s’agit de faire le choix de ne pas s’impliquer dans ce désastre. Chaque geste participe à la construction de la personnalité !

Agir pour l’environnement, c’est d’abord aimer la terre, notre maison, notre corps, les 5 éléments. Le non-sens, c’est d’être assis sur la branche de l’arbre que l’on est train de scier, de mettre le feu à la maison que l’on habite, de brûler le livre que l’on est en train de lire pour s’éclairer dans la nuit.