Traduction française

John Levoff (producteur de films) raconte sa rencontre avec les Brahma Kumaris.

Merci infiniment de nous accueillir. C’est une chance extraordinaire. Je m’appelle John Levoff, je travaille dans l’industrie des loisirs et je demeure dans cette ville magnifique et très sophistiquée qui s’appelle Los Angeles. Vous en avez entendu parler ? A Los Angeles, dans la profession à laquelle j’appartiens, nous avons la grande chance, et je devrais dire notre responsabilité est de pouvoir nous adresser à beaucoup de gens, nous prenons notre inspiration et nous nous demandons parfois ce que nous avons à dire. Si nous observons les loisirs, les films, la télévision, la radio, les CD, les tablettes, il semble que chacun pense à sa propre responsabilité, mais en réalité, nous avons une responsabilité immense qui est de saisir la chance qui nous est offerte.

Tout au long de ma carrière, j’ai beaucoup réfléchi à tout cela, jusqu’au jour où j’ai été invité, avec ma merveilleuse épouse, à une méditation à Laurel Canyon – et c’est une chose que je ne connaissais pas vraiment, bien que je sois attiré par la spiritualité, que j’y sois sensible, j’essaie de garder conscience de mon moi. Nous avons donc été invités à une expérience de méditation qui se déroulait chez des amis, avec d’autres directeurs et producteurs, nous avons saisi cette chance et nous avons rencontré un professeur de méditation, une femme extraordinaire venue d’Angleterre. Elle avait travaillé pour la BBC et était passée par un changement de vie suite à un accident. Elle nous apprit la méditation du Raja Yoga, dont je n’avais jamais entendu parler avant cela. Il s’agissait d’une méditation les yeux ouverts, un exercice extrêmement difficile – c’est déjà assez difficile de méditer les yeux fermés, de se recentrer en silence.

Elle nous expliqua qu’il s’agissait de se concentrer pour rejoindre un espace méditatif – et il y avait beaucoup de bon sens dans tout cela, parce que nous aimerions être là 24h sur 24 et 7jours sur 7 dans notre vie professionnelle, personnelle. Cela me parla beaucoup, ce fut extraordinaire. Nous nous sommes donc assis et nous avons pratiqué cette méditation, et j’ai trouvé que c’était vraiment étonnant. Avant de partir, elle me dit : « Vous devriez venir en Inde ». Je lui ai répondu que ce n’était pas dans mes projets. Je voyage beaucoup mais je ne suis jamais allé en Inde et n’y ai jamais pensé. Elle me dit qu’un « dialogue » se déroulerait en Inde, dans le sud du Rajasthan et que je devrais y participer.

Mon épouse me dit alors que je devrais y aller. Et je fais ce que ma femme me dit de faire. J’ai appris cela avec le temps… Trois semaines plus tard, j’étais dans un avion pour l’Inde. Je sais que beaucoup parmi vous sont Indiens ou sont allés en Inde. Pour ce qui me concerne, je n’étais jamais allé en Inde avant. Aller jusqu’en Inde était une aventure… 30 heures d’avion. Et vous savez ce qui arrive dans ces situations, plus le voyage est long plus vous avez envie d’arriver, une sorte d’ivresse. Nous sommes arrivés à Bombay où nous avions 5 heures d’escale.

J’ai visité Bombay de nuit en voiture et j’ai trouvé ça extraordinaire. Puis nous avons pris l’avion pour Ahmedabad, dans le Gujarat, le nord-ouest de l’Inde. Ensuite, nous avons fait 5 heures de routes en taxi, des sensations fortes… Si vous êtes allés en Inde, vous savez de quoi je parle ! Le taxi nous a emmenés du Gujarat jusqu’au sud du Rajasthan, jusqu’aux Monts Aravali, en un lieu appelé Mount Abu.C’est là que se déroulait la conférence.

Je n’avais aucune idée de l’endroit où j’allais. Je ne savais pas non plus qui organisait cette conférence. Nous avons parcouru le chaos indien, le fantastique chaos coloré de l’Inde, vibrant, et nous sommes arrivés à un grand portail qui me rappelait le campus de l’université de San Diego. C’était la chose la plus extraordinaire, la plus la plus belle, la plus originale. Quatre cents personnes vivaient sur ce campus appelé Gyansarovar, des résidents permanents. Nous avons intégré la conférence intitulée « The call of the Time », organisée par les propriétaires du campus, la BKWSU.

Nos chambres étaient merveilleuses, tout était très beau, nous sommes allés dans le hall de conférence – nous veut dire les 44 personnes qui participaient à cet événement, toutes là pour la première fois. Nous avons fait connaissance. J’ai alors réalisé que je me trouvais au milieu du groupe le plus extraordinaire. Il y avait un membre de la Chambre des Lords du Royaume-Uni, ancien PDG de Marks & Spencer, il y avait une nonne venue de Shri Lanka, un homme d’affaires de Thaïlande qui possède 32 sociétés dont une raffinerie de pétrole, quatre hommes d’affaires de Pékin, le conseiller à la sécurité de l’Île Maurice, le Ministre de la Défense de Suède, le Maire de Victoria, capitale des Îles Seychelles, le Directeur exécutif de l’Organisation Internationale du Travail… Quand vous vous retrouvez dans un groupe comme celui-là, vous vous demandez ce que vous faites ici exactement. C’était un groupe de gens tellement intéressants, je me sentais réellement honoré d’être là.

Pendant cinq jours, les échanges avaient pour thème l’intériorisation, et apprendre la « conscience d’âme ». L’idée centrale était la suivante : nous, qui avons la possibilité d’influencer beaucoup de gens, devons prendre ces choses au sérieux, nous avons besoin de nous en donner les moyens. Et pour la première fois dans mon cas, et je pense que c’était vrai aussi pour la plupart des gens du groupe, nous avons commencé à discuter entre nous en nous percevant comme des sources, séparées de notre corps, qui est un moyen d’expression. Mais qui est le « nous » essentiel ?… Quand nous allons à un enterrement, nous voyons un cercueil ouvert, avec le corps de notre oncle… Mais qui est notre oncle ? Les BK visualisent un point de lumière brillant qui se tient là où l’on représente le 3ème œil. C’est l’essence de qui nous sommes. Quand on se concentre sur ce point, dans le silence, on se parle intérieurement et on se connecte à la Divinité. Ce fut extrêmement puissant, les cinq jours furent extrêmement puissants pour nous tous, une transformation très inspirante. Nous nous regardions…

A propos, je dois vous dire que la réunion était conduite par la Directrice Administrative de l’organisation, une femme de 95 ans, Dadi Janki – cela veut dire sœur aînée en Hindi – et à sa droite se tenait Sister Jayanti – vous avez entendu parler de la beauté de Sister Jayanti juste avant – c’était absolument extraordinaire. Nous nous regardions pendant les pauses, nous nous demandions, mais qui sont ces gens, d’où vient cette organisation ? Nous avons appris que cette organisation réunit 850 000 étudiants qui participent à ces méditations et ces enseignements autour du monde, 8 500 centres dans 120 pays, une ONG respectée à l’ONU, qui a reçu 7 récompenses pour la paix, et Sister Jayanti, qui est la coordinatrice européenne, représentante de l’organisation à l’ONU à Genève, est un émissaire de la paix depuis 40 ans.

Nous nous sommes alors demandé, « mais pourquoi n’avons-nous jamais entendu parler de ces gens ? » Et puis nous avons découvert que le campus où nous étions logés, où vivent 400 personnes, Gyan Sarovar, est l’un des trois campus de la région. A dix minutes en bus, il y a le campus d’origine, Madhuban, tandis qu’au pied de la montagne, par où nous étions arrivés, il y a le troisième campus, Shantivan, dont le hall de méditation peut contenir 25 000 personnes. Comment se fait-il que nous n’ayons jamais entendu parler de ces gens ? La raison est très simple, et elle est très puissante. Ces gens ne lèvent jamais de fonds et ils ne font pas leur promotion. Il s’agit d’une intégrité pure, et de pouvoir. Je pense que nous avons beaucoup de chance d’avoir cette organisation, sur cette planète, car elle est très inspirante, et tout le monde dans l’audience fut inspiré, tout au long du dialogue « Call of the Time ».

Et quand nous sommes redescendus dans la plaine, cinq jours plus tard, nous avions vraiment changé, vraiment. Nous avons beaucoup de chance d’être ici, je vous félicite tous d’être ici ce soir…