La COP 21, 21e session de la Conférence des Parties et Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, se tiendra du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris. Pour les Brahma Kumaris, face au changement climatique mondial, il est urgent de renforcer les ressources spirituelles de chaque individu. Voici leur déclaration à ce sujet et les actions menées :

Le contexte

Depuis plusieurs années, les préoccupations concernent moins le concept de prévention, que l’amélioration des facultés d’adaptation et la reconstruction individuelle face aux épreuves inévitables qui nous attendent, particulièrement dans les zones les plus vulnérables. L’attention du monde est de plus en plus sensibilisée à l’élévation du niveau de la mer et aux variations météorologiques inhabituelles, partout dans le monde.

Toutes sortes de réunions d’urgence mettent l’accent sur les risques que le changement climatique fait peser sur les populations, tels que les déplacements de migrants, le terrorisme, le développement de maladies infectieuses ou encore les conflits potentiels résultant de la raréfaction des ressources… Ainsi, l’expression « coefficient multiplicateur » est fréquemment utilisée en rapport avec le changement climatique et, récemment, le chef de la division des Droits de l’Homme du FNUAP a évoqué les « effets chroniques » du traumatisme qui en découle.

Aux côtés du secteur privé, les décideurs politiques et économiques, ainsi que les différents acteurs de la communauté scientifique, élaborent des stratégies pour limiter les émissions de carbone et financer les mesures permettant d’atténuer les effets du changement climatique.

L’expertise des Brahma Kumaris est spirituelle et c’est dans ce domaine qu’elle propose un certain nombre d’actions concrètes :

Urgence spirituelle face au traumatisme et au désespoir

Parallèlement à la dégradation de l’environnement physique de la planète, l’atmosphère subtile du monde également s’assombrit et se détériore. Toutes les populations directement touchées par les effets du réchauffement climatique, que ce soit par des tremblements de terre, inondations, cyclones ou sécheresses, subissent des épidémies, des déplacements de population et une profonde perte de repères. De plus en plus, les portes et les cœurs se ferment face à ceux qui fuient l’injustice, les conflits ou la précarité. Notre aptitude à tendre la main au-delà de notre propre confort matériel s’amenuise de jour en jour. Nous semblons manquer du courage et de la lucidité nécessaires pour faire face à la montée de la violence et du désespoir qui font les gros titres de tous les journaux.

Puisque toute action commence par une pensée, la dimension spirituelle, celle de l’esprit et de la conscience, est fondamentale pour échafauder une réponse appropriée à cette crise mondiale.

Les communautés spirituelles sont activement impliquées dans cette démarche. La conscience, autant que notre responsabilité morale, constitue en effet une composante majeure des réponses apportées au changement climatique, car c’est l’humanité entière, au-delà même de notre planète, qui est affectée. Un appel a été lancé afin d’inspirer et de soutenir les populations les plus exposées. Nous devons renforcer nos propres ressources spirituelles si nous voulons cultiver la résilience et favoriser la stabilité et l’espoir des populations affectées dont nous pourrions tous faire bientôt partie.

Un renforcement de notre conscience, de nos valeurs et de notre pratique spirituelle est indispensable pour répondre aux défis auxquels le monde est actuellement confronté.

Dès lors que nous décidons de renforcer nos ressources intérieures :

  1. Nous pouvons créer une stabilité en nous qui se reflète autour de nous. Ceci est particulièrement important devant la forte augmentation des réactions de peur et d’insécurité. Apprendre à stabiliser son esprit, notamment par la méditation, favorise une plus grande clarté intérieure, elle-même propice à une prise de décision plus juste.
  2. Nous pouvons améliorer la gestion/qualité des récits post-traumatiques. Après une catastrophe de grande ampleur, des populations entières sont témoins ou victimes d’expériences dramatiques. Dans ces circonstances, il est essentiel de les aider sinon à relativiser, du moins à réorienter les conséquences émotionnelles de leurs traumas, notamment en introduisant des notions de compassion et d’amour altruiste. Ces récits peuvent alors devenir des opportunités pour se reconstruire intérieurement et d’extraordinaires exemples de courage, de résilience et de reconstruction personnelle et donner à leur vie un tout autre sens, une perspective différente.
  3. Nous pouvons offrir le réconfort d’une amitié spirituelle. De telles expériences traumatiques font souvent naître un sentiment d’isolement ou d’abandon, l’impression de vivre dans l’indifférence générale ; ils peuvent ainsi entraîner de graves dépressions. C’est spécialement le cas des populations déplacées sans lieu d’accueil défini. Notre singularité en tant que famille humaine est notre capacité à éprouver et à exprimer compassion et empathie envers les populations affectées par les bouleversements climatiques.
  4. Nous pouvons aider les autres à reprendre goût à la vie. Là où la peur, la colère et la tristesse peuvent générer une vibration contagieuse d’extrême confusion, la paix, le calme, la sérénité et l’amour, dans sa forme la plus élevée et la plus pure, créent un courant vital qui aide l’individu à se relever, à se ressaisir, se reconstruire et retrouver un élan de vie dont il peut faire profiter tous ceux qui l’entourent.

Une fondation spirituelle solide

Les dernières décennies ont apporté leur lot de défis que nous avons tenté d’affronter collectivement par des dialogues, des conférences et divers protocoles. Mais aucune de ces méthodes n’a vraiment engendré la transformation indispensable.

Pour établir la stabilité, l’adaptabilité et la compassion souhaitées, nous devons renforcer notre aptitude et notre ouverture à la réflexion silencieuse, à la méditation et au yoga. Cette démarche initiée à large échelle est l’ingrédient subtil pour opérer le type de changement intérieur qui dissipe la peur et le désespoir et cultive la résilience. Elle peut permettre de faire de bons choix qui bénéficieront à tous, de se reconstruire et de garder espoir au lendemain de catastrophes naturelles.

Cette année, 120 pays ont ratifié la création d’une Journée Internationale du Yoga, célébrée le 21 juin. Ainsi même la très distinguée Chambre des Lords à Londres ou le Forum Économique Mondial ont accueilli dans leur enceinte un mouvement de pleine conscience !

Les actions menées

Depuis 75 ans, le travail des Brahma Kumaris a consisté précisément à développer ces aptitudes subtiles :

  • en instituant depuis plus de 30 ans, dans 120 pays, une heure de méditation internationale en soutien à la paix dans le monde, le troisième dimanche de chaque mois,
  • en lançant de nombreuses initiatives environnementales, notamment « l’agriculture yogique », en Inde. Sous la bannière « Conscience et Changement Climatique », les BK ont, depuis 2009, participé aux conférences sur le changement climatique (COP) au sein de la Convention-cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (UNFCCC),
  • en soutenant le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) dans ses efforts pour organiser des réflexions et dialogues sur l’épanouissement des individus affectés par un traumatisme dans le contexte du Programme des Nations Unies pour le Développement Durable,
  • en étant à l’origine d’une initiative « Images & Voices of Hope » (Images et Paroles d’Espoir), devenu aujourd’hui un organisme indépendant à but non lucratif qui s’est intéressé, ces dernières années, à sensibiliser les médias sur la gestion des récits post-traumatiques et sur leur rôle pour aider les victimes de traumas individuels ou collectifs à se reconstruire,
  • en organisant depuis plus de 20 ans des retraites silencieuses dans de nombreux endroits dans le monde, dans le cadre du programme « Call of the Time Dialogues and Retreats » afin d’étudier notamment les effets bénéfiques de la méditation collective.

75 ans de pratique de la spiritualité, au sens d’une élévation de la conscience, nous ont permis de mieux comprendre les bienfaits de la méditation altruiste et d’un mode de vie à la fois plus simple et plus éthique.

Depuis bientôt 20 ans, le World Renewal Spiritual Trust (WRST), organisation proche des Brahma Kumaris et reconnue en Inde comme un centre de recherche scientifique et industriel, mène une activité importante dans la recherche et le développement de technologies liées aux énergies renouvelables ainsi que dans la formation. La construction d’India One, une centrale électrique thermique solaire d’un mégawatt située près du campus Shantivan des Brahma Kumaris, à Abu Road, Rajasthan, devrait s’achever en 2016. Ce projet innovant, fort de ses 770 paraboles de 60 m2 de fabrication récente, sera capable de stocker l’énergie calorifique de façon à alimenter le générateur en continu. La centrale générera une puissance suffisante pour accueillir et nourrir 25.000 personnes. Cette réalisation représente une étape importante dans la distribution des énergies propres sur tout le sous-continent indien.

India One est gérée par le WRST grâce à une subvention partielle du Ministère indien des Energies Nouvelles et Renouvelables (MNRE) et le Ministère fédéral allemand de l’Environnement, de la Protection de la Nature, de la Construction et de la Sûreté Nucléaire (BMUB), en lien avec la GIZ, l’Agence de Coopération Internationale allemande pour le développement.

Un centre de formation sponsorisé par le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), le MNRE et le FEM (Fonds pour l’Environnement Mondial) s’est ouvert à India One pour promouvoir les technologies de stockage d’énergie solaire thermique.

Dans un monde de plus en plus ouvert à l’idée de la stabilité et de la clarté intérieure, nous allons devoir déployer de grandes capacités d’adaptation et de compassion envers les populations les plus vulnérables en réalisant que, plus que jamais, nous sommes tous les gérants de ce qui nous unit : la planète Terre.

Brahma Kumaris World Spiritual University
Brahma Kumaris World Spiritual University (BKWSU), avec son siège social à Mt. Abu (Inde), son réseau de centres dans 110 pays, est une Organisation Non-Gouvernementale accréditée par les Nations-Unies, dotée du Statut Consultatif Général auprès du Conseil Economique et Social (ECOSOC) ;
du statut d’Associé à la Direction de l’Information (DPI) ;
du Statut Consultatif auprès du Fonds des Nations-Unies pour l’Enfance (UNICEF) ;
Observateur accrédité au sein de l’Assemblée du Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (UNEP) et de la Convention-Cadre des Nations-Unies sur les Changements Climatiques (CCUNCC) ;
Membre pilote de l’Education pour les Populations Rurales (EPR) au sein de l’Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

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