Des îles aux rives grignotées par la mer, d’anciennes villes portuaires dont il ne reste que de rares bâtiments émergeant d’un épais smog, l’impensable continent “plastique” dans le Pacifique Nord, interpellent la communauté internationale. Il est devenu urgent d’agir.

Les objectifs de réduction de C02 adoptés en décembre 2015 par l’accord de Paris sur le climat étaient une réponse attendue et nécessaire. D’autant que les moyens financiers et technologiques ont déjà pris une forme concrète.

Localement, des initiatives privées ou publiques voient déjà le jour, des technologies plus propres et économes en énergie qui prennent en compte la célèbre règle des 3R – Recycler, Ré-utiliser, Réduire. L’économie du partage permet aussi de limiter la frénésie d’un gaspillage suicidaire – les grandes surfaces n’ont plus le droit de jeter les aliments encore consommables, etc.

 

Une « économie sobre en carbone »

Les 195 pays parties à l’accord de Paris se sont engagés à limiter l’impact des changements climatiques avec des mesures d’adaptation, telles que l’édification de digues, des mesures d’atténuation en développant des technologies propres, tout en aménageant les efforts exigibles des pays en développement.

Bref, il s’agit de se convertir à une « économie sobre en carbone ». Cela sera-t-il suffisant ?

 

Sobriété et changement de conscience

On constate déjà qu’à tous les stades de la production, de la distribution et de la consommation de biens, des changements de comportements se font jour. Notre mode de vie doit bien sûr continuer à s’adapter plus largement encore aux nouvelles contraintes environnementales. Cela passera par une prise de conscience à l’échelle planétaire.

Un changement de conscience individuel et collectif est bel et bien requis afin de renforcer la volonté politique face aux responsabilités du temps présent.

S’y ajoute le devoir d’équité vis-à-vis des populations les plus touchées par les dérèglements climatiques, qui sont aussi parmi les plus pauvres. En fait, l’éthique est revenue dans plusieurs tables rondes organisées au Bourget.

 

L’Homme au centre du débat

C’est bien l’Homme et son mode de vie, consommateur de toujours plus d’énergies fossiles polluantes qui est à l’origine du problème. La solution est donc en l’Homme, et pas seulement dans la technologie.

“Conscience et changement climatique”, thème central développé par Brahma Kumaris Environment Initiative, dans son rôle d’ONG accréditée par la CCNUCC a trouvé un écho favorable à la COP 21. Il a été évoqué à diverses reprises dans les ‘side events’ se déroulant en marge de l’enceinte des négociations de Paris. Il s’est retrouvé dans la bouche d’un représentant du gouvernement allemand lors d’un débat sur “Le rôle de la Conscience en matière de solutions climatiques”, initié conjointement par trois organisations.

Par ailleurs, l’Unesco qui travaille depuis plusieurs années sur le thème des valeurs, a convié l’ONG Brahma Kumaris à participer à un débat sur “L’éthique et le changement climatique”. L’ONG a également participé à une conférence de presse organisée par le Conseil Mondial des Religions où elle a partagé avec les différentes traditions son point de vue sur la responsabilité de l’Homme dans les solutions à la crise climatique.

 

Prendre la juste mesure de nos choix

A l’occasion d’une rencontre entre Al Gore et 500 activistes, Brahma Kumaris a une nouvelle fois eu l’occasion d’exprimer publiquement son point de vue : l’importance pour chacun d’effectuer en toute conscience des choix sensés, ayant un impact négatif minimal sur la planète que nous partageons.

Concrètement, chacun peut pratiquer une forme de méditation, réfléchir davantage avant d’agir et d’acheter. C’est pourquoi toutes les traditions spirituelles et religieuses accordent de l’importance au silence et à la contemplation, car ils offrent l’espace nécessaire pour écouter la voix de la conscience et changer nos comportements quotidiens en conséquence.

L’impact cumulé d’actes d’achats individuels effectués en conscience est loin d’être négligeable. Et nombreux sont les grands changements nés sous l’impulsion d’un petit groupe d’individus déterminés.

– Voir aussi, l’interview de Jayanti Kirpalani (en anglais)
http://climatechange-tv.rtcc.org/2015/12/10/jayanti-kirpalani-brahma-kumaris/

– Et l’interview de Golo Pilz sur une technologie propre (en anglais)
http://climatechange-tv.rtcc.org/2015/12/10/golo-j-pilz-brahma-kumaris/